Fédération Vauclusienne du PCF

Congrès du PCF : le résultat des votes

 Les adhérents du Parti Communiste Français étaient invités à voter les 27, 28 ,29 janvier 2023 pour adopter un texte dit « Base commune » dans le cadre de la préparation du congrès national du PCF du 7 au 10 avril 2023 à Marseille.

Deux textes étaient en lice : le premier intitulé « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux » soutenu par la direction sortante du PCF dont Fabien Roussel, le second « Urgence du Communisme » soutenu notamment par les deux anciens secrétaires nationaux Marie-George Buffet et Pierre Laurent.

En Vaucluse, sur 434 adhérents, 407 à jour de leurs cotisations,   300 votants, ont obtenu :  

Le texte 1 présenté par le Conseil National, a obtenu 253 voix soit 85.76   %,

Le texte 2 alternatif,  a obtenu 42 voix soit 14.24 %

Au niveau national :

à Avignon le 29 janvier 2022 

Le 31, fermons les bâtiments administratifs !

Dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites, le secrétaire national du Parti Communiste Français, Fabien Roussel, a lancé la proposition aux collectivités locales d’organiser la fermeture des bâtiments administratifs pour marquer un soutien aux travailleurs. De nombreuses communes ont répondu favorablement à cette proposition, dont la mairie de Paris, collectivité hautement symbolique.

Sur le département, un nombre important d’élus progressistes ont marqué un soutien actif à cette lutte en participant à la manifestation du 19 janvier. Dans ce cadre, et pour continuer ce combat unitaire, la Fédération du PCF 84 invite les collectivités progressistes et solidaires du Vaucluse à marquer leur soutien en rejoignant cette initiative.

Le gouvernement doit reculer et la mobilisation de l’ensemble de la gauche contre cette contre-réforme est plus que logique et nécessaire.

Fait, le 28 janvier 2023 à Avignon

EDIT: le maire d’Entraigues-sur-la-Sorgue, Guy Moureau répond à cet appel !

Macron : ta réforme, on n’en veut pas !

Belle première manifestation à Avignon ce jeudi 19 janvier. Ce sont environ 15000 personnes qui ont battu le pavé pour dire leur opposition à cette réforme brutale et injuste.

C’est une réussite pour l’intersyndicale qui a largement rassemblé.

Mourir au travail ou mourir dans la misère : c’est ce que nous promet l’allongement du temps de travail voulu par Macron. Qui pense pouvoir cotiser 43 ans de nos jours alors que les périodes de chômage et les périodes de travail s’entrecoupent, que l’heure de la première embauche recule, que les entreprises ne veulent pas des seniors dans les entreprises ?!

Qui demain avec cette réforme pourra avoir une pension complète ?

Quelques photos de cette manifestation :

La traduction en acte de la parole d’extrême droite : des actes barbares

De tags en faveur du « mariage traditionnel » en juin sur un local d’associations LGBTI++, en banderole détournant un atroce fait divers en octobre voilà que des jeunes manifestent leur haine de l’autre devant Rosmerta, squat solidaire qui abrite des migrants le 17 décembre dernier.

Nous ne manquons pas de nous inquiéter des passages à l’acte que les discours de haine, trop nombreux, trop audibles, autorisent.

Les discours ? Ceux Zemmour, de de Fournas, de Dassier par exemple, ancien directeur de l’information de TF1 et de LCI tout même ou celui de Houllebecq envisageant de futurs “Bataclan à l’envers”.

Les passages à l’acte ? Celui qui a conduit un homme à tuer des réfugié·e·s kurdes à Paris ce 23 décembre, celui encore de ce sexagénaire qui tire le 26 décembre sur une enfant de 13 ans en disant que ce qui s’est passé trois jours plutôt lui « à donner de la force »…

Il est temps que cela cesse. Il est temps de rappeler que la provocation à la haine est un délit. Il faut le dire haut et fort : ces discours sont performatifs, donc dangereux.

Notre solidarité va aux kurdes -ciblés vendredi dernier, à Rosmerta- ses militant·e·s, ses habitant·e·s pallient la défaillance de l’État et du Département en ce qui concerne l’accueil des éxilé·e·s et des mineur·e·s isolé·e·s-ainsi qu’à toutes les personnes discriminées pour ce qu’elles sont.

Pour le PCF 84,le jeudi 30 décembre 2022

Campagne en cours : Un référendum pour les retraites :

Le Parti lance un défi démocratique au gouvernement concernant les retraites. Ce dernier s’est en effet habitué a utiliser le 49-3 à l’Assemblée Nationale, ce qui le dispense de débats sur toutes les lois qui ont trait au budget. Il ne pourra alors plus utiliser ce 49-3 qu’une fois par session parlementaire (à moins qu’il rattache la réforme des retraites à une décision budgétaire modificative).

Pour faire le contrepoint à cette méthode de gouvernement, le Parti lance un défi démocratique à Macron en réclamant un référendum sur les retraites. Sa négative et son jusqu’au-boutisme seront la preuve d’une gouvernance autoritaire.Le mouvement social pourra alors s’appuyer sur ce refus de débat et de démocratie.

C’est aussi l’occasion de rappeler que le système des retraites n’est pas en danger selon le Conseil d’Orientation des Retraites, qu’il a même était bénéficiaire en 2021 et qu’il pâtit surtout de recettes moindre du fait du chômage et des baisses de charges cotisations sociales sur les salaires.L’occasion de dire également qu’une autre réforme pour un droit à la retraite à 60 ans avec une pension à taux plein garantie pour une carrière complète, allant de 18 à 60 ans, avec prise en charge des cotisations pour les périodes de non travail est possible !Une pétition en ligne sur https://unebonneretraite.fr/

Campagne en cours : Retrouvons une maîtrise publique de l’énergie !

Retrouvons une maîtrise publique de l’énergie !Voilà plus de 10 ans que la loi NOME est passée et que la libéralisation du marché de l’énergie est effective. Voilà 10 ans que les tarifs de l’énergie montent en flèche. la loi Nome oblige EDF à vendre un quart de sa production d’électricité nucléaire à prix fixe à des fournisseurs alternatifs, au titre de l’Accès Réglementé à l’Electricité Nucléaire Historique.

Ceux-ci étaient sensés utiliser cette manne pour investir dans la production d’électricité. Ils l’ont rarement fait. De plus, le prix du KW/h est fixé non pas en fonction de son coût de production mais du coût de la dernière énergie appelée (la plus chère). En l’occurrence, en période de guerre Russie-Ukraine, les prix du gaz ont explosé et avec eux, ceux de toute la production électrique.

Ce système sert avant tout à la spéculation. Il est nuisible pour tous les Françaises et Français. Il faut y mettre fin.Nous réclamons le retour à une maîtrise publique de l’énergie, un taux de TVA à 5.5 %, l’interdiction des coupures toutes l’année (comme pour l’eau)

Affiches et tracts-pétitions sont disponibles à la FD

https://www.pcf.fr/petition_pour_garantir_l_energie_a_tous

Lutte à GRDF

Depuis de nombreuses années les gaziers et électriciens de notre pays réclament avec leur syndicat C.G.T un bilan de la déréglementation et proposent un Programme Progressiste de l’Energie se fondant sur un service public et sur l’indépendance énergétique, la sécurité et la responsabilité sociale dans l’approvisionnement ainsi que sur la lutte contre l’exclusion et le réchauffement climatique.

Cependant ces derniers mois, compte tenu d’une inflation galopante, c’est la bataille pour le pouvoir d’achat qui est venue sur le devant de la scène. De nombreuses luttes ont vu le jour dans le secteur, avec à la clé de nombreux succès comme à ENEDIS, la CNR, STORENGY, ELENGY, GRT gaz, etc…

A GRDF, (la partie gazière de ce qu’on nommait alors EDF/GDF), les agents sont en grève reconductible depuis le 8 novembre dernier sur l’ensemble du territoire national. Depuis cette date les, (jeunes), gaziers du Pays d’Avignon, (Arles, Avignon, Carpentras et Orange) ne sont pas en reste et réclament les même augmentations que dans les autres filières de l’énergie.

Pourtant la directrice générale de GRDF, malgré la dureté et la persistance du mouvement, (six semaines !), campe sur sa position, elle refuse toujours d’entrer dans la négociation d’un protocole de fin de conflit avec la fédération des mines et de l’énergie, (FNME CGT). Pire, elle a ouvert une discussion sur « La vie chère » avec des organisations syndicales, CFDT, CFE-CGC et F.O qui ne participent pas au mouvement en cours. Ego démesuré, déni de la situation, position dogmatique ? Les effets sont les mêmes : pour les gaziers en lutte c’est une profonde injustice par rapport aux autres entreprises du secteur énergétique français.

Pour la FNME CGT et les agents en lutte la seule réponse à cette inflation galopante de plus de 12 % en deux ans et demi reste l’octroi de 2,3 % d’augmentation. Une cinquantaine de sites sont actuellement occupés ou en piquets de grève, les jeunes gazier(e)s de notre territoire, même s’ils restent déterminés, ont besoin de soutien moral et financier. Vous pouvez aller les rencontrer sur le site d’Avignon à AGROPARC, route de Morières, derrière l’aéroport, vous serez bien accueillis. Vous pouvez également les aider financièrement soit en allant sur la cagnotte LEETCHI , « Cagnotte de solidarité pour les gaziers du 84 », soit en adressant un chèque à l’ordre de syndicat CGT EDF à syndicat CGT énergies, ENEDIS, 106 chemin Saint Gabriel, 84000 Avignon.

Le RN débouté de ses requêtes

L’élection du binôme André Castelli (PCF) et Annick Dubois (PS) est définitive. Elle a éte confirmée par le Conseil d’Etat qui a débouté les candidats du Rassemblement National de leurs requêtes.

Le Conseil d’État a donc suivi le Tribunal Administratif de Nîmes qui avait déjà statué dans ce sens cet été.Le RN reprochait l’absence d’assesseur sur le bureau de vote de St Jean-1 (il n’y en avait qu’un : le cantonnier de la Ville recruté d’office alors que deux élections se déroulaient en même temps, Départementales et Régionales) et a obtenu l’annulation des votes de ce bureau.

Pour mémoire, c’est aux partis politiques de fournir des assesseurs pour la tenue des bureaux de vote. Le RN n’en a fourni que très peu et aucun sur le bureau de vote du litige ! Alors même qu’ils étaient en lice pour les deux élections ! Le RN réclamait et a obtenu l’annulation de l’élection dans un bureau de vote qui lui était défavorable alors même qu’il n’y n’avait pas assumé ses propres responsabilités !

Le nombre de bulletins d’avance était cependant suffisant pour ne pas annuler cette élection. Qu’on se le dise : rien n’était reproché à nos candidats et le RN est un mauvais perdant.

Il nous rappelle cependant à la nécessité de se mobiliser pour les élections et de nommer des assesseurs en nombre suffisants.

André Castelli – et Annick Dubois- pourront donc continuer le travail engagé au service de leurs concitoyens, au plus proche du terrain, en portant des politiques de Solidarité et de Fraternité soucieuses des femmes, des hommes et de notre planète.

Gargas, Velleron, entreprises… des communistes sur le pont

Examinant les résultats de la présidentielle, les communistes de la Section Oswald Calvetti ont constaté que, malgré l’emprise mortifère du RFN dans notre département et le chantage au vote utile, dans diverses communes nombre d’électeurs avaient résisté en votant pour Fabien Roussel.

Il a donc été décidé d’y distribuer massivement, en plein jour, des tracts donnant rendez-vous à la population dans des lieux publics fréquentés (marchés, mairies). Avec des camarades de la section d’Apt, forte de 3 nouveaux adhérents, la première initiative a eu lieu à Gargas (6 camarades, 300 tracts et une rencontre publique), la seconde à Velleron (1700 tracts distribués en 3 heures par 9 camarades et deux rencontres).

Près de 25 camarades mobilisés en tout, des discussions prometteuses, une grande visibilité (autocollants, chasubles) ont permis que ces actions ne passent pas inaperçues.

En attendant la prochaine, à Châteauneuf de Gadagne, où nous pouvons compter sur 8 militants sur place, nous avons analysé les deux premières, envisagé des améliorations, mais conclu que l’essentiel, joindre théorie et action, rendre visible notre Parti communiste partout où il semblait moribond, le renforcer là où des forces existent, former les nouveaux adhérents (7 présent-e-s pour une journée de formation à l’économie marxiste et à l’histoire du Parti) devait être la priorité.

Parallèlement, la conviction qu’il est capital de poursuivre notre présence aux portes des entreprises, nous a amenés à distribuer le même jour aux salariés de 5 entreprises. Si l’autosatisfaction est dangereuse, il n’est pas moins vrai que l’accueil reçu est chaleureux et prometteur, comme les adhésions enregistrées depuis janvier.

L’édito de décembre : mieux structurer notre activité militante !

Face aux désordres du monde, le dernier Conseil National a proposé des pistes de réflexions ouvertes à tous les adhérentes et adhérents dans le cadre de notre prochain congrès. L’objectif est de consolider et renforcer notre parti comme outil indispensable au dépassement du capitalisme pour assurer la pérennité de l’Humanité tout en préservant les écosystèmes. Un parti pour peser dans la société et les combats de classe. Un parti fraternel et démocratique, de réflexion et de formation pour ses adhérentes et adhérents. Un parti dans lequel chacune et chacun, grâce au cadre collectif, maîtrise son intervention et construit son émancipation.Au niveau national sont proposés des objectifs atteignables autour de cibles concrètes:

• Perspective de 10 000 nouvelles adhésions dans les trois ans;

• Franchissement d’un nouveau cap dans la politique de formation;

• Organisation du parti à l’entreprise et sur les lieux de travail;

• Féminisation du parti;

• Développement de l’intervention dans la jeunesse, qui doit impliquer nos organisations dans l’aide au Mouvement des Jeunes communistes de France;

• Reconquête des catégories populaires;

• Amélioration du fonctionnement des instances de direction;

• Reprise de la bataille financière;

Au niveau départemental, nous ne partons pas de rien. Le travail continue des sections, en lien avec la fédération, depuis de nombreux mois, a permis:

• De confirmer en 2023 le nombre important de nouveaux adhérents:

• De former par des stages de base, régionaux et de cadres une douzaine de camarades en 2022.

• D’organiser des débats ouverts au public sur différents sujets.

• La création d’une cellule d’entreprise

• Le travail de direction et d’organisation a été renforcé en lien avec les sections (diffusion régulière d’informations nationales, de comptes-rendus départementaux, mutualisation des initiatives et réunions de sections, parution mensuelle de notre journal..)

Mais il nous reste à faire plus et mieux encore grâce à l’implication de chacun et de chacune conformément à nos statuts car ce sont les adhérents et les adhérentes qui décident et qui feront que notre parti se renforce. C’est dans la proximité que le militantisme montre toute son efficacité: connaissance de la population, des problèmes, des besoins qui s’expriment, mais aussi des colères.

Nous sommes donc toutes et toutes au cœur des enjeux de notre activité, des transformations que nous avons besoin d’opérer, du cap qu’il nous faut passer pour être un grand parti populaire, tel que nous avons l’ambition de l’être!